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Sites comparatifs : tout dépend des critères

Un site comparatif n’a rien de problématique en soi, y compris lorsqu’il est proposé par une marque. La limite vient surtout du choix des critères et de l’importance accordée à chacun : deux sites peuvent partir de la même étiquette et parvenir à des conclusions différentes.

Les sites comparatifs s’appuient essentiellement sur les informations figurant sur les étiquettes ou communiquées par les marques : protéines, matières grasses, phosphore, calcium, énergie ou ingrédients.

Pourtant, d’autres éléments tout aussi importants restent difficiles à évaluer et sont rarement pris en compte : qualité et origine des matières premières, digestibilité, stabilité des lots, procédés de fabrication, contrôles qualité ou analyses du produit fini.

Une recette peut ainsi sembler meilleure sur le papier parce qu’elle répond aux critères retenus par le comparatif, sans être nécessairement meilleure dans la réalité.

Ce qui est le plus facile à comparer n’est pas forcément ce qui compte le plus.

Comparer, c’est aussi vérifier

Depuis quelques années, des marques apparaissent directement sur Internet et les réseaux sociaux, avec une communication très travaillée : « sans intermédiaire », « notre usine », « alimentation sur mesure ». Ces formules peuvent donner l’impression que la marque fabrique elle-même ses produits, sans toujours préciser son rôle réel.

En Europe, de grands industriels fabriquent pour de nombreuses marques, à partir de recettes existantes ou développées à la demande. Une nouvelle marque ne signifie donc pas une nouvelle usine. De même, la vente « sans intermédiaire » ne signifie pas qu’elle en est le fabricant.

Les informations utiles sont souvent publiques : qui a créé la société, qui la possède et surtout qui fabrique. Une recherche sur Internet, un registre des sociétés ou une intelligence artificielle peuvent suffire à les retrouver et à replacer une marque dans son contexte réel.

Faire fabriquer ses produits par un autre industriel n’est pas, en soi, un défaut. Ce qui compte, c’est la qualité du produit et l’exactitude des informations données au client.

Si une information vérifiable en quelques minutes se révèle inexacte, quelle confiance accorder au reste de sa communication ?

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